Chôm’Actif

Temps, Travail, Argent, Changeons les règles!!!

33, rue de Vertaizon 63000 Clermont-Ferrand

Communiqué de l’Apress

Incarcération de José Bové

Pour une agriculture citoyenne

« Depuis le 19 juin 2002 José Bové est incarcéré,

juste au lendemain du second tour des législatives. En frappant d’entrée une

figure symbolique du mouvement social, le nouveau gouvernement signifie son

ambition d’attenter aux libertés syndicales et de stopper la contestation de

l’ordre marchand. » Comme l’écrit la Confédération paysanne , dans son

communiqué du 20 juin, l’arrestation du leader paysan s’insère dans un

contexte international de volonté de criminaliser le débat et les initiatives

citoyennes. Il s’agit d’essouffler les organisations paysannes et tous les

autres mouvements sociaux qui les soutiennent, en les harcelant chaque jour

un peu plus.

Souvenons-nous notamment de l’affaire de Longué dans le

Maine-et-Loire en septembre 2000 : ces femmes d’agriculteurs convoquées par

la justice pour subir des tests ADN suite au saccage d’une parcelle de maïs

transgénique gérée par la société Biogemma. L’enquête judiciaire n’a jamais

abouti et les organisations syndicales de paysans (Stop-OGM, le GabbAnjou et

la Confédération paysanne) se sont épuisées en ripostes, en vain. Rappelons

également que les dégâts liés à la destruction du Mac’Do de Millau (ce

pourquoi José Bové se retrouve en prison) sont évalués à environ 20000 euros.

En revanche, les 200 éleveurs qui, à l’appel de la très chiraquienne FNSEA,

ont détruit deux entrepôts de viande folle à Fougères (Ille-et-Vilaine) en

octobre dernier, ont occasionné plus de 10 millions d’euros de perte, et,

loin d’être poursuivis, se sont retrouvés aidés par le préfet et l’Etat

avec nos deniers de contribuables. Y aurait-il deux poids et deux mesures

dans la criminalisation des exac !
tions paysannes ?

En tout

état de cause, quand les militants dénoncent les manigances du Service

Régional de la Protection des Végétaux (SRPV), de la préfecture, et de la

multinationale agro-alimentaire, les dangers d’une expérimentation

biologique qui pouvait ou avait des conséquences graves sur l’environnement

puisque qu’un gène stérile mâle avait été disséminé. . il s’agit bien d’un

véritable choix de société qui dépasse le terrain agricole. Et c’est bien là

le second volet de cet acte prémédité du nouveau gouvernement français.

La crise de la vache folle, pour ne citer qu’elle, n’est pas

agricolo-agricole. Rappelons que 50% du budget européen sert à

l’agriculture. Il existe donc derrière les gros céréaliers des lobbys, ceux

de la pétrochimie, des phytosanitaires et des semences. De fait, ce sont ces

industriels/financiers qui font la politique agricole. Avec

l’agro-alimentaire, c’est toute l’économie qui est touchée : des cantines

scolaires. jusqu’à l’industrie. Ainsi , même si cette filière est touchée

par les différentes catastrophes qui l’accablent (fièvre aphteuse, vaches

folles, .), c’est le seul secteur de l’économie qui soit excédentaire et

qui permette à la France d’avoir une balance des paiements à peu près

équilibrée.

Aussi tous les paysans qui produisent une agriculture

conventionnelle de façon intensive savent qu’ils produisent des aliments

nocifs pour la santé, qu’ils ne pratiquent pas une agriculture citoyenne,

une agriculture qui respecte l’environnement, la terre mais aussi les

animaux et les humains qui en sont la finalité en leur proposant des aliments

sains. L’agriculture productiviste n’a qu’un seul but : la rentabilité et

le profit. Etre militant anti-mal-bouffe, c’est de fait prendre ses

responsabilités par rapport au reste de la population et donc être très

largement acteur de la vie économique et politique de son pays. Une dynamique

qui est bien celle qu’entend promouvoir l’Agence pour la promotion de

l’économie sociale et solidaire, qui défend plus que jamais les valeurs

d’une économie de développement, au service des populations.

- 

Contacts à la Confédération paysanne :
Nicolas Duntze, porte-parole, au

06.77.74.86.49
ou Christian Boisgontier, porte-parole, au

06.82.39.48.75.

- Pour écrire à José Bové :
José Bové,
Maison

d’arrêt,
n° d’écrou : 20671 U,
Avenue du Moulin de la Jasse,

34750 Villeneuve-les-Maguelonne.

Source :
Mediasol
Le

quotidien de l’economie sociale et solidaire
25 juin

2002
http://www.mediasol.org/


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